mardi 2 mai 2017

Charleroi jumelée avec ....

Charleroi Jumelée avec





Himéji (姫路市) 


Japon


Himéji est une ville de la préfecture de Hyogo au Japon, célèbre pour son château.

Population de 537.000  habitants pour une superficie de 534 km


Le château de Himéji, est le plus visité au Japon et le mieux préservé. Il date du xive siècle, pendant la période de Muromachi (1336 - 1573). Le château est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.


Pour de plus amples informations, consultez l'Office National du Tourisme Japonais






Donetsk  ( Донецьк )
anciennement nommée AleksandrovkaIouzovka et Stalino 


Ukraine



Donetsk est une ville industrielle d'Ukraine et  elle est la capitale administrative de l'oblast de Donetsk.

Population de 953.000  habitants pour une superficie de 358 km




Donetsk est située dans la région houillère du Donbass, dans l'est de l'Ukraine et à 594 km au sud-est de Kiev. Elle est arrosée par le fleuve Kalmious.

La guerre du Donbass est le conflit armé ayant débuté en février 2014 lors de la crise ukrainienne et se déroulant au sud-est de l'Ukraine. Le paysage en est fortement modifié :

Aéroport de Donetsk avant le conflit
Le même aéroport pendant le conflit

Les chars ont remplacé les voitures
Pour de plus amples informations, consultez le site des Affaires Etrangères






Pittsburgh 


Etats-Unis


Pittsburg est la deuxième plus grande ville de Pennsylvanie (USA). La ville est aussi le siège du comté d'Allegheny et fut longtemps un haut lieu de la sidérurgie mondiale et des chemins de fer.

Population de 306.000  habitants pour une superficie de 151 km

Fort construit entre 1759 et 1761 nommé "Fort Pitt" en hommage à William Pitt,
homme d'État britannique.
Tout comme pour Charleroi, Pittsburg voit sa croissance en population augmentée autour d'un fort pour devenir la grande ville qu'elle est.




Pour de plus amples informations, consultez l'Office du Tourisme Pennsylvania

lundi 1 mai 2017

Les verreries carolorégiennes

Les verreries carolorégiennes


En 1823, il existait 10 verreries dans la région :
1 à Charleroi, 3 à Dampremy, 4, à Jumet et 2 à Lodelinsart.
En 1834, on comptait en Belgique 21 verreries dont 7 à Jumet, 5 à Dampremy, 9 à Lodelinsart. 
Le nombre des verreries augmenta pour atteindre 59 en 1875. 
La production et l'exportation augmentèrent, avec des fluctuations dues aux conditions du marché international de I'industrie verrière: en 1840, nous exportions 3 .600 mètres carrés de verres à vitres et en 1913. 25 millions de mètres carrés...






Jusqu'en 1884, la fabrication se faisait exclusivement par les fours à pots. Puis, à partir de cette époque, ceux-ci furent rapidement remplacés par les fours à bassins.
En 1896, il existait dans le Pays de Charleroi 23 verreries à bassins: 7 à Lodelinsart, 6 à Jumet, 3 à Damprerny, 4 à Charleroi, 2 à Gilly et 1 à Courcelles. 
Elles occupaient 10.000 ouvriers. La fabrication du verre à vitres subit bientôt une transformation capitale par le procédé du verre étiré.






Vers 1900, Emile Gobbe, ingénieur-verrier trouva illogique le soufflage du verre "en canon", alors que le verre s'employait en feuilles plates. Il inventa alors la machine à étirer verticalement le verre : mais. étant impotent il ne put industrialiser lui même son invention.
Il s''adjoignit dans ce but Emile Fourcault ( http://www.charleroi-decouverte.be/index.php?id=101 ) 
et, ensemble, ils mirent le nouveau procédé en pratique.





En 1903, Emile Fourcault installa à Dampremy la première machine à étirer le verre. Le procédé fut breveté et, en 1904 la Société des Brevets Fourcault fut créée.Quand le procédé, après certaines vicissitudes, fut mis au point, Fourcault créa la Société des Verreries de Dampremy. Ce fut donc Dampremy le berceau du nouveau procédé qui devait révolutionner complètement I'industrie verrière.




Pendant quelques années, les verreries à bouche, à canon, purent encore résister à la concurrence du nouveau procédé. Le verre étiré présentait encore des ondulations,d'ou déformation des objets. Il ne convenait donc pas pour les fenêtres; mais, peu à peu, ces ondulations disparurent, le procédé se perfectionna et bientôt le verre étiré fut de qualité égale au verre soufflé. Ce fut la fin des verreries à bouche.






En 1921, le verre soufflé et le verre étiré eurent une production sensiblement égale à 30 millions de mètres carré.
En 1929, le verre étiré atteignit 60 millions de m² et le verre soufflé chuta à 9 millions de m².
1931 sonna le glas pour le verre soufflé ! 



Verreries de l'Ancre Réunies

La Société a été constituée le 12 février 1900.
Elle a pour objet la fabrication et la vente des verres à vitres et de tous autres objets en verre, et, dans ce but, l'exploitation de deux importantes usines, situées l'une en France, l'autre en Belgique, déjà avantageusement connues et qui ont donné à ce jour les meilleurs résultats.

Les deux usines ainsi groupées sont la Verrerie Paul Hayez à Aniche (Nord), et les verreries Casimir Lambert fils à Charleroi. La famille Lambert ( http://www.henrilambert.eu/fr/pages/portrait-d-un-homme/son-parcours-industriel-2/ ) est également propriétaire du Château Mondron ( http://www.charleroi-decouverte.be/index.php?id=81&searched=mondron&advsearch=oneword&highlight=ajaxSearch_highlight+ajaxSearch_highlight1 ) à Jumet.Les Verreries de l'Ancre à Charleroi ont été bâties en 1872 sous l'impulsion de Léon Mondron http://www.charleroi-decouverte.be/index.php?id=376 ). Les fours ont été construits peu à peu avec tous les perfectionnements et constituent des installations modèles. La Verrerie de l'Ancre comporte deux fours à bassin dont un seul est en activité; pour les actionner simultanément, il suffira de construire cinq étenderies et un magasin de découpage la production sera ainsi doublée. L'usine occupe 500 ouvriers. Ajoutons que la marque de l'Ancre est une des plus recherchées parmi les marques belges et se vend à un prix supérieur à celui des marques concurrentes.



Charleroi : investigations historiques sur le site "Verreries des Ancres"


En juin 2015, dans le cadre de la programmation FEDER 2014-2020, SPAQuE a finalisé le bilan historique des activités du site "Verreries des Ancres", localisé sur le territoire de la Ville de Charleroi. Les Verreries des Ancres occupaient la superficie s’étendant du nord du parking au centre du Palais des Expositions, mais seule la partie occupée par le parking est concernée par la zone d’intervention FEDER.
Le bilan historique, qui constitue la seconde étape de la chaîne des valeurs de SPAQuE, permet de cerner les principaux risques potentiels de contaminations compte tenu des activités passées, du terrain vierge jusqu’à aujourd’hui.
Au milieu du 19e siècle, l’emplacement actuel du parking est occupé par un moulin hydraulique, bâti au droit d’une ancienne redoute. Vers 1860, une verrerie pour la fabrication de verre plat (Casimir et Jules Lambert) est installée au sud de la zone investiguée. En 1872, Léon Mondron reprend cette verrerie et fonde la SA Verreries des Ancres. La fabrication du verre à vitre s’y poursuit jusqu’en 1934.
En 1935, l’usine est démolie. Son emplacement est acheté par la Ville de Charleroi qui y installe un dépôt d’immondices, utilisé jusqu’au début des années 1950. Les terrains de l’actuel parking servent de gare privée à la verrerie, raccordée à la ligne voisine. Au début du 20e siècle, l’emplacement est racheté par un charbonnage qui y aménage un terril durant les années 1930-1940. La ville achète le terril en 1954, puis, en 1974, le terrain sur lequel le Palais des Expositions aménage un parking.
Les bâtiments et infrastructures connus des verreries successives n’ont jamais empiété sur la zone d’intervention FEDER (la plupart se trouvaient au droit du Palais des Expositions). Cette zone n’était d’ailleurs pas bâtie à l’époque des activités industrielles.
































Entrez dans le monde du verre, sur le site du Bois du Cazier, à Marcinelle.
Le lieu tient la promesse d'un moment privilégié: ici se répondent le verre, le fer et le charbon, en écho à un passé encore tout proche. Le bâtiment originel de la lampisterie, agrandi d'une structure contemporaine de verre et d'acier, conjugue l'émotion au présent et rend hommage aux acteurs les plus humbles de la  société industrielle.
Fondé en 1973 par Raymond Chambon (Momignies 1922 – Charleroi 1976), le Musée du Verre propose une collection impressionnante qui couvre les grands mouvements, au niveau international comme au niveau belge, et offre une vision universelle du verre.
La mise en espace incite au  voyage,  remonte le temps et emmène le visiteur du présent jusqu'aux origines du verre. A travers les techniques, le jeu des couleurs, le prisme des lumières, chaque étape mène à la découverte d’une matière qui s’apprivoise et se modèle sous l’action du feu.
Attentif aux motivations et souhaits de tous les publics, le Musée propose des visites guidées et animations, toute l'année, sur réservation.
Le parcours se conclut à l'atelier : la démonstration du travail du verre au chalumeau complète la visite par une approche concrète de la technique. La matière prend forme et la magie tout son sens…
Horaire d'ouverture :
du mardi au vendredi de 09.00 à 12.30 et de 13.15 à 17.00
samedi et dimanche de 10.00 à 12.30 et de 13.15 à 18.00
Adresse du musée :
Musée du Verre
Site du Bois du Cazier
Rue du Cazier, 80
B-6001 Marcinelle
Belgique
Contacts :
Tél: 00 32 (0)71 86 22 65 / (0)71 88 08 56
+32(0)496/599.214 / +32(0)478/311.656
Fax: 00 32 (0)71 86 22 68
E-mail: mdv@charleroi.be
Tarifs :
Les prix d'entrée donne droit à la visite de tout le site du Bois du Cazier
Individuel
Adultes 7€
Senior 6€
Jeune (-18 ans et étudiant) 6€
Enfant (- de 6ans) 4.5€
Visites et animations :
Infos et réservations Tél: 0473 91 01 03
Visites combinées Bois du Cazier et Musée du Verre:
Infos et réservations: 00 32 (0) 71 29 89 30

lundi 17 avril 2017

La Caserne Caporal Trésignies

 La Caserne Caporal Trésignies



Texte intégral du site susmentionné :

Située dans le centre-ville de Charleroi, la Caserne Caporal Trésignies se dresse le long de l’Avenue Général Michel et face à une zone verte, ancienne pleine des manœuvres de la caserne devenue aujourd'hui un parc public. 

En 1867, la décision de démanteler la forteresse de Charleroi est officiellement prise. Cette décision intervient dans une période de troubles sociaux. Fin janvier 1867, les mineurs de Charleroi-Nord entament une grève, la première de la région. D'autres mouvements de protestation ont lieu en 1868, 1872 et 1876 notamment. Certains ont des fins tragiques : plusieurs hommes tombent à Montignies-sur-Sambre lors de la tuerie de l'Epine (1868) ainsi qu'à Marchienne lors de l'incendie du Moulin (1867).

La forteresse disparue, les derniers murs tombant en 1871, il est décidé d'ériger une caserne sur les terrains anciennement occupés par les ouvrages défensifs. La présence des militaires en ville se veut être disuasive pour les bourgeois vivant dans le centre-ville ainsi que pour les industries installées dans le bassin de Charleroi. En 1876 commence la construction de la caserne ; les travaux durent cinq ans, jusqu’en 1881.

La nouvelle caserne est en forme de U. La cour intérieure est fermée côté rue par un mur de briques sur lequel vient se greffer le portail d’entrée de la caserne. Ce portail, à l’allure néo-médiévale, est édifié en 1887. Il trouve son inspiration architecturale dans le Moyen-Âge, style qui permet d’asseoir la puissance de l’armée en empruntant à une architecture d’un autre siècle des éléments architecturaux synonymes de puissance militaire et de défense. Le portail est flanqué de deux tours carrées. Plusieurs autres détails médiévaux parsèment la caserne : murs crénelés, tours d’angles, meurtrières, chemin de ronde,… Depuis 1979, le porche d’entrée ainsi que ses deux tours sont classés. Le porche de l'ancienne caserne de Gendarmerie, aujourd'hui disparu, fut érigé dans un style similaire.

Plusieurs régiments se succèdent dans les murs de la caserne : le 13e de ligne, le 1er chasseurs à pied et enfin le 2e chasseurs à pieds. La présence des troupes en plein centre et les manœuvres et exercices sur la plaine face à la caserne font partie de la vie quotidienne des habitants du centre-ville.

Devenue trop exiguë, la caserne ne répond plus aux besoins des troupes. Des annexes sont érigées à la veille de la seconde guerre mondiale le long de la rue Emile Tumelaire ; les bâtiments sont plus fonctionnels et le style plus dépouillé que les bâtiments construits fin du XIXième siècle.

A plusieurs reprises, les militaires interviennent en secours à la population, notamment en 1956 lors de la catastrophe du Bois du Cazier, ou encore en 1961, lorsque l'hôpital de Châtelet est menacé d'inondations. La ville de Charleroi est fortement attachée à « ses » Chasseurs à pied ; en témoigne notamment le monument dans le Parc Reine Astrid commémorant le départ à la guerre du 1er Régiment, en 1914.

En 1976, le régiment quitte Charleroi pour Siegen, en Allemagne. Vingt ans plus tard, le 1er juillet 1994, le régiment de 2ème Chasseurs à pied est dissout.

Suite au départ des troupes, les locaux de la caserne carolorégienne se retrouvent inoccupés. Ils sont rapidement réaffectés et hébergent asbl et petites et moyennes entreprises. Un Musée des Chasseurs à Pied a également été créé et trouve sa place au sein de la caserne. Un business Center y est également aujourd'hui situé, l'Espace Trésignies.

Quant à la dénomination de la Caserne, elle rend hommage à Léon Trésignies, Chasseur à Pied tombé pendant la guerre 14-18. Né en 1886 à Bierghes, près de Rebecq, il fut intégré à la 2e compagnie du 3e bataillon du 2e Régiment de Chasseurs à Pied durant la guerre 1914-1918. En août 1914, son bataillon marche vers Grimbergen ; arrivé à Pont-Brûlé (Verbrande-Brug), il voit son avancée ralentie. Le pont permettant de franchir le canal reliant Bruxelles à Willebroeck est levé. Léon Trésignies se porte volontaire pour baisser le pont, et rejoint à la nage la rive opposée du canal. Devant son héroïsme, le 1e Sergent-major Wery lui aurait crié qu’au nom du Colonel, il est nommé Caporal. Quelques instants plus tard, en débloquant le mécanisme permettant d’abaisser le pont, il est abattu par les soldats allemands qui se trouvaient à proximité. Le 26 août 1914, le Caporal Trésignies n’est plus.

Léon Trésignies n'a jamais été caserné à Charleroi ; pourtant, sa mémoire y est honorée. Le 2e régiment de Chasseurs à Pied fut créé en 1831. Dans un premier temps casernée à Tournai, la formation rejoint Mons en 1890 ; Trésignies y effectue son service militaire. Au lendemain de la Première guerre mondiale, le régiment s’établi à Charleroi, dans une caserne qui, pour honorer la mémoire de l’un de ses hommes, prend le nom de Caserne Caporal Trésignies. Une plaque commémorative est également apposée sur le corps de garde de la caserne, près du porche d’entrée donnant sur l’avenue du Général Michel.


Quelques photos glanées sur différents sites :








































Complément d'information fourni par Mr Luc Leroy :

Lorsque Hitler a violé les accords en faisant traverser le Rhin à ses troupes, la Belgique s'est mise 
en PPR (Pied de Paix Renforcé) et a décidé de prolonger le service militaire (le ministre Edmond Leburton fera sont service militaire de 1937 jusqu'à la fin de la guerre des 18 jours !). Ceci implique la construction de nouvelles casernes pour accueillir tous ces miliciens. Il est alors décidé d'agrandir la caserne Trésignies. Mais les troupes arrivent déjà et la construction n'a pas encore commencé. En 1936, l'Armée aménage une ancienne verrerie en caserne provisoire à Montignies-Neuville, à la rue Chet (aujourd'hui Delfood). En mars 1937, elle accueille ses premiers miliciens (dont Edmond Leburton), ainsi qu'un bataillon d'engins du 3e Chasseurs de Tournai. Pour le drill, il le faisaient sur la place de la Neuville et pour les exercices, au polygone de pointage (actuellement Air Liquide) à Montignies-St-Jean. Fin 1938, le Général-Major Joseph Leroy, ancien commandant de la caserne, pose la première pierre de l'extension de la caserne. (Si cela vous intéresse, j'ai des photos de la cérémonie.) En juin 1939, le premier bâtiment est déjà construit. En 1940, ce sont les Allemands qui l'inaugureront... Quant à la caserne de Montignies, ils s'en serviront comme dépôt et comme écurie.